On croyait que Matthieu CHEDID, CALYPSO ROSE ou encore IMANY nous avaient transporté loin, très loin…
Et puis RENAUD est passé par là.
Dans cet écrin de verdure dont il garde le souvenir de son premier passage en juin 2000.
Il a raflé la mise !
Nous laissant incontestablement la plus forte charge émotionnelle de cette saison 2017 ! Une soirée gravée à jamais dans l’histoire de Poupet.
Comme il l’a dit lui-même : « je vous donne ce qu’il me reste… » Pas la voix certes, mais ce lien intime, celui d’un homme dépouillé, meurtri, qui se nourrit désormais du regard scintillant des gens qui l’aiment et qui à leur tour illumine le sien.
Effacé en coulisses, il resplendit sur scène, sans faux-fuyants, sans artifices. A la seule force de ses mélodies ou de textes qu’on fredonne entre potes, bras dessus bras dessous.
Un moment aussi délicieux qu’émouvant qui nous rappelle que si lui se réfère à d’autres pour illustrer la grandeur de la chanson française (Brassens, Ferré), nous on se réfère à lui.
Il a accompagné une génération de poulbots, jeunes quand il a commencé, qui l’ont suivi, accompagné, ont compris ses révoltes avant de tolérer ses excès, et son art réside dans le fait que ces fans de la première heure le sont restés et en ont engendré d’autres.
C’est ce qu’on appelle notre patrimoine.

(écrit avec la complicité d’Emmanuel Faure)