Il n’aura fallu que 2 soirées de Poupet pour être en orbite, laissant de côté les petits tracas (sur fond d’une piêtre musique politicienne qui nous lasse depuis plus de 6 mois…). Matthieu Chedid vient de nous propulser sur une autre planète, où les noms s’imposent sans être forcément dits : fraternité, partages, vibrations… C’est joliment coloré, avec des compositions scéniques qui s’apparentent à des tableaux de –M-aîtres. C’est aussi sucré que cette Kora aux notes cristallines qui donne le frisson et résonne encore dans la Vallée de Poupet…

Moment d’exception comme Matthieu Chedid lui seul sait en distiller. En coulisse, les habits de scène sont tombés, pas son sourire empreint d’humanité. Sa maman nous ravit : « C’est ici que j’aime le voir ». Il se rend disponible pour une interview que sa production avait refusée. Le tempo est plus lent que tout à l’heure sur scène ; les embrassades se prolongent ; les pauses photos se multiplient sous l’œil irrité d’un agent de sécurité désemparé devant tant d’affection et de gentillesse.

Manu Chao, l’invité de ce mercredi a regardé le concert en coulisses. Deux personnalités artistiques aux antipodes sur scène, l’avant-gardisme d’un côté avec un show minutieux, l’énergie musicale de l’autre et une mise en scène dépouillée… Mais de belles histoires communes, Amadou et Mariam, l’Afrique, la fraternité… Quand l’Homme et l’Amour sont au cœur de ces histoires, l’un et l’autre sont au diapason.

photos Benoît Chevrier