Le quadragénaire à la voix douce est venu à quatre reprises dans l’écrin de verdure de Poupet. Deux fois en invité principal, une fois avec sa famille de stars. Sans oublier l’année où Matthieu CHEDID accompagne Vanessa, dans ce coin de paradis. Ses cordes vocales et celles de sa guitare s’accordent pour faire vibrer les sentiments dans un univers aussi onirique qu’électrique. Un mélange de pudeur et d’exigence musicale qui fait mouche à chaque passage sur la scène de Poupet. Matthieu : un ange en coulisse ; M : une ‘bête’ sur scène ! C’est à sa grand-mère, la romancière Andrée CHEDID, « celle qui avait de l’or aux doigts » qu’on prête ce magnifique canevas de mots ciselés pour son prodige de petit-fils: « Quelle belle idée cette lettre M, nichée en l’exact milieu de l’alphabet, une lettre coiffable qui dit ‘Aime’… ». Un florilège pour  cette sensibilité à fleur de peau, qui finirait par te faire croire que Poupet lui apporte plus que lui, l’Artiste, nous apporte…? 

 

On sent une telle énergie quand on arrive dans ce lieu ! C’est à chaque fois un summum d’enthousiasme et de générosité. Je suis toujours très malheureux quand j’arrive dans un festival et que je ne vois pas les gens qui l’organisent. Du coup, ça devient très abstrait. Peut-être est-ce de la pudeur vis-à-vis des artistes…  Ça arrive la moitié du temps. Mais ici !!! Le spectacle de la famille CHEDID est en accord, en fusion avec Poupet. On raconte la même histoire, chacun à notre façon. On fait sur scène ce que vous faites depuis 30 ans bientôt ! Au risque que ça fasse un peu cliché, on arrive ici dans une famille, une famille qui nous ouvre les bras, et qui fait qu’on est toujours émus. Le temps d’une soirée vous êtes notre famille d’adoption. Vous ne vous rendez pas compte de ce que vous donnez, car vous donnez beaucoup, beaucoup…Vos visages nous sont familiers ; je pense entre autres à Lucienne que j’avais invitée sur scène pour ses 80 ans. Quelle énergie ! Et comme chez vous on se sent un peu chez nous, je profite des lieux en joggant sur la piste cyclable qui mène jusqu’à ROCHARD, au bord de la Sèvre Nantaise. Ça participe à l’énergie qu’on reçoit ici. Si je devais résumer en un mot, ce serait ‘communion’ qu’on cherche consciemment ou inconsciemment. Le soir où j’interprète « CHARLIE » je ressens un lien très très fort, ici comme ailleurs. C’est presque un acte politique de faire ça aujourd’hui. Partager des émotions de cette nature, faire des choses collaboratives, sans tomber dans quelque chose qui ne serait pas authentique. On est juste en accord avec notre nature profonde.