C’est l’homme de tous les records, l’artiste le plus capé de Poupet : douze concerts archi complets en un peu plus de dix ans, dont un de 4h37… La belle complicité qui rapproche Yannick NOAH du festival de Poupet tient dans les paroles d’une de ses chansons : « si tu savais mon frère, il suffit de donner…d’aimer et partager ». Ici, on se souvient des aftershows des premières années, sous la scène, avec les enfants de l’organisation…Le partage se prolongeait, avec ces sourires rayonnants. Chaque fois, le chaudron de verdure lui donne la pêche ; Il adore sentir l’impatience du public qui se manifeste avant l’entrée sur scène. Il bondit, avec l’envie de prendre dans ses bras tous ceux qui connaissent ses chansons par cœur. L’échange et la communion opèrent ; Il suffisait d’allumer la mèche ! Saga Africa… Saga de Poupet… un pacte de fidélité qui n’est pas prêt de s’étioler !

Poupet occupe une place à part chez moi. Je ne peux pas oublier ce lieu, cette histoire, cette aventure. Quand on fait de la musique –et Dieu sait si on fait de la musique pour le plaisir !- ce qui est fort, ce sont les rencontres. Un public, des organisateurs…L’ambiance des festivals est différente des concerts habituels. J’ai trouvé ici un lieu où il y a une âme. J’ai été touché par ces bénévoles qui s’occupent de ce festival avec passion, avec amour. Je me suis toujours très bien senti ici. Avec mes potes, on est en famille. Je me souviens d’un moment où le festival était en danger, et justement, on se sentait concernés comme si ça touchait quelqu’un de notre famille. Et comme tu le sais, la famille, on ne lâche pas ! Quand Philippe est arrivé sur scène avec ses potes pour me demander d’être le parrain du festival, sans me prévenir, devant 3 000 personnes, je me suis dit : « de deux choses l’une, ou je dis OUI et il y a de l’amour, ou je dis NON, et je me fais égorger ». J’ai choisi la première option, naturellement. Je raconte souvent à mes potes mon attachement pour ce lieu où je suis content de revenir. Vraiment. Sur scène, tu as l’impression de voir tout le monde. Et tous les gens voient bien ce qui se passe sur scène. T’es jamais loin ; le son est bon. J’adore également l’arrivée dans ce lieu naturel que je trouve magnifique. A chaque fois, je viens me baigner dans la rivière ou faire un footing dans les coteaux. C’est un endroit magique avec le camping à côté. C’est simplement bien. On vous aime les bénévoles. Merci pour l’amour. Je sais que vous êtes passionnés, que vous faites ça avec le cœur, même si ce n’est pas toujours facile. On ressent ici un véritable élan, différent d’ailleurs. Quand on peut vous renvoyer l’ascenseur on le fait volontiers, car ici, on est bien traités.